Contribution des études chez le primate non humain à la neurophysiologie de l'orientation visuelle du regard
Prolongeant les découvertes faites par leurs prédécesseurs sur l’espèce féline, les neurophysiologistes et les neuroanatomistes ont, au cours des sept dernières décennies, accumulé chez le primate non humain un corpus considérable de connaissances qui a permis d’identifier les réseaux cérébraux impliqués dans la production des mouvements oculaires et de comprendre les troubles moteurs manifestés dans certaines pathologies cérébrales humaines. Ces recherches ont certes contribué à comprendre la pathophysiologie des désordres oculaires humains, mais surtout, elles constituent un socle solide de connaissances fiables qui permet de douter des raccourcis employés par certaines thèses naturalistes qui considèrent les mouvements oculaires comme un "biomarqueur" des fonctions cognitives.
